L'ivre 2 lire
19 mars 2006
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25 février 2006
  Mon bel oranger
Ce roman fait partie des quelques livres qui ont grandi avec vous, sans que vous les lisiez jamais. Ils se trouvaient chez vos parents, plus précisément dans la bibliothèque de votre grande soeur. Celle-ci a étudié Mon bel oranger au collège, ce qui ne fait pas forcément du livre de José Mauro DE VASCONCELOS un incontournable à vos yeux remplis d'a priori.

Et pourtant... et pourtant, comme d'autres (Sa Majesté des Mouches, Un sac de billes, Mon ami Frédéric...), Mon bel oranger vous appelle mystérieusement à le lire, un jour...

Depuis quelques jours, je peux enfin dire que j'ai lu Mon bel oranger, et je l'ai trouvé tout simplement superbe ! Est-ce parce que lui et moi, nous nous étions tant attendus, tant jaugés de loin avant de nous rencontrer pour de bon ? Je ne sais pas. Toujours est-il que José Mauro De Vasconcelos signe ici un roman de 250 pages plein de vie et de douleur, de larmes et de rires, de pauvreté et d'intelligence.

Mon bel oranger, c'est la petite histoire de Zézé, qui à cinq ans sait déjà lire et comprendre beaucoup (trop) de choses sur son entourage : sa famille, les gens de sa rue ne connaissent que lui. Car Zézé est régulièrement poussé par "le Diable" à commettre petits et grands délits. Alors on le bat. De plus en plus fort. Jusqu'au jour où Zézé croise la route chromée du Portugais... Une amitié adulte/enfant très belle va naître puis périr.

Ce roman est écrit dans la langue qu'il mérite, une langue franche, très "parlée", ancrée dans le quotidien populaire des Brésiliens de 1969. Ce roman et cette langue, l'oranger de Zézé en est le symbole.

250 pages, Livre de Poche Jeunesse - 4,92 €
 
05 février 2006
  Coups de théatre
Une pièce-roman de l'ancien prof le plus célèbre parmi les écrivains de livres pour la jeunesse : Christian GRENIER.

L'auteur de récits de science-fiction tels L'Ordinatueur, bien connu des jeunes lecteurs, se fourvoie ici dans son autre domaine de prédilection : le théâtre, tout en ayant soin (on se demande pourquoi), d'affirmer au préalable que Coups de théâtre est un "roman en cinq actes".

Un vieil inspecteur, Germain, est passionné de théâtre. Décidément, qui ne l'est pas ? Il dîne un soir avec sa jeune stagiaire, Laure-Gisèle, bientôt rebaptisée Logicielle, car elle est accroc pour sa part à l'informatique (en 1994...). Après le dîner, chacun chez soi regarde la retransmission d'une pièce policière à la télévision.

Après les traditionnels trois coups se produit la scène d'exposition la plus improbable qui soit : le rideau se lève sur une femme allongée par terre, un poignard planté dans le dos. Léger flottement d'incrédulité, dans la salle de théâtre comme derrière les petits écrans. Jusqu'au moment où la salle se vide précipitemment de ses 600 spectateurs.

Germain reçoit un appel du divisionnaire : cette enquête est pour lui, et pour Logicielle. La suite de la pièce de Grenier est l'histoire d'une enquête.

Cette oeuvre de Grenier, peu importe qu'on la considère comme un roman ou comme une pièce de théâtre, pâtit des mêmes défauts que L'Ordinatueur ou Virus L.I.V. 3 : Grenier est un pédagogue qui refoule, il souhaite nous instruire à tout prix. Ainsi se succède les bons mots, les citations théâtrales, les explications lexicales liées au théâtre. L'oeuvre littéraire verse dans le manuel d'emploi lorsqu'on nous explique cour et jardin, corde et couleur verte, trappe et coulisses. On a bien envie de lui dire, à ce Grenier, qu'à vouloir tout dire, il nous gave. C'est plus barbant et plus solennel qu'un passage explicatif tiré de Jules Verne ; et en plus, c'est moins bien écrit. L'humour non plus n'y est pas, d'ailleurs.

Pour finir, l'auteur nous incite galamment à tronquer son oeuvre selon les besoins. Mais la pièce traîne tellement en longueur et en invraisemblances, qu'on meurt d'envie de commencer par gommer le titre lui-même. Un titre cliché, à la hauteur des 152 pages qui suivent... Dommage, car l'idée de départ aurait sûrement pu être traitée mieux que cela.

152 pages, éd. Cascade policier - 6,90 €
Site perso de l'auteur
 
01 février 2006
  Anastasia connait la réponse
Voilà le troisième livre de la série "Anastasia" que je lis, et c'est toujours avec autant de plaisir. Le personnage, avouons-le tout de suite, est plus qu'attachant. Et puis on se met à rêver qu'il saurait aussi s'attacher la sympathie de nos chers bambins...

Dans ce tome, Anastasia joue les apprenties journalistes. Sa tante Rose, qui vivait en Californie, n'y vit plus... car elle vient de mourir, à cause d'un certain Sam Monelose, laissant oncle Georges, le beau sosie de Clark Gable, à l'abandon au beau milieu de prédatrices variées et toutes plus motivées les unes que les autres.

Celle qui obtient la préférence d'Anastasia, c'est Whilelma Willoughby, sa belle prof de sport. Non seulement elle se dit que cette grande beauté noire pourrait plaire à oncle Georges, mais elle lui plaît aussi à elle, Anastasia, treize ans. « C'est tout naturel », lui dit sa mère.

Peut-être, mais cela va provoquer, indirectement, un enchaînement d'événements fâcheux... ...

Site (US) de l'auteur : Lois Lowry.com
1986, traduit en 1999 par Agnès Desarthe - 180 pages, éditions Ecole des Loisirs - 9,50 €

Retour chez Lois LOWRY
Du même auteur :
Anastasia avec conviction et Anastasia, demande à ton psy !
 
11 janvier 2006
  Reste avec moi
Un billet signé Pelouse Kemener :

Un roman épistolaire de Christian DE MONTELLA : Gabriel, jeune lycéen raconte à sa cousine son premier travail saisonnier : il "fait les abricots" chez le père de son ami Angel.
Il est vite intrigué par une apparition blonde qui disparaît dès son approche. Quand il demande des informations à son ami à propos de cette mystérieuse jeune fille, celui-ci élude maladroitement la question... Bizarre.
Par ailleurs, la cueillette s'avère plus difficile qu'il ne se l'était imaginée, et ses collègues, ces Espagnols bourrus si inquiétants, ne le laissent pas flâner.

Au fil des lettres, Gabriel va lever un voile sur le grand secret des Ferrer, tout comme il va dévoiler sa véritable relation avec sa cousine.

Un roman d'apprentissage à la fois drôle et émouvant, qui ménage une chute surprenante.

Un autre roman par lettres : Lettres à une disparue, de Véronique Massenot : une mère écrit à sa fille, portée "disparue" par les autorités argentines...

Editions Bayard jeunesse, collection Je Bouquine - 5,80 €